Remerciements
Pour finir, sous souhaitons remercier nos professeurs accompagnateurs M. Topouzkanian et Mlle. Meunier, ainsi que le professeur chercheur M. Freud en vérification de pièce industrielles par rayons X.
Conclusion
Durant ces cent dernières années, les risques liés à l'exposition du rayonnement ont été découverts, causant des morts et des lésions humaines, pour ensuite être contournés, afin d'exploité complètement le bénéfice des rayons X. La communauté scientifique a ainsi acquis beaucoup de connaissances à travers les années. Le CIPR établit par exemple un taux de risque de cancer dû au rayonnement en 1990 quatre à cinq fois plus élevé qu'en 1977. Les doses limites en furent alors diminuées. Ce modèle de situation a été répété un grand nombre de fois dans l'histoire des rayons X. Pour que l'utilisation du rayonnement soit encore plus sûre à l'avenir, on voit aujourd'hui la nécessité de conserver les actuelles et futures données épidémiologiques quant aux effets à long terme, bien que leurs besoins ne soient immédiats.
Mais bien que l'utilisation des rayons X par des appareils ayant comme modèle un tube en médecine semble rester constante, d'autres domaines, tels que la recherche ou l'industrie, utilisent de nouvelles sources de rayonnement pour analyser la matière. On utilise par exemple le rayonnement synchrotron, qui est devenu en quelques années, la principale source de rayons X. Il est émis par des particules chargées (électrons) qui sont accélérées par des champs magnétiques dans des machines construites au départ pour étudier la physique des particules. Ce rayonnement est très intense et sa brillance peut atteindre 1011 fois celle d'un tube à rayons X. Les possibilités liées à cette nouvelle source sont très importantes : on peut ainsi obtenir des images sur des objets qui absorbent très peu les rayons X et de faire des hologrammes, étudier la structure de la matière dans des conditions extrêmes de pression et de température, comme celles qui règnent au centre de la terre, résolution de structures biologiques complexes tels que le ribosome, ou des virus de grande taille, étape importante pour la réalisation de nouveaux médicaments. La recherche scientifique est donc grandement facilitée, et les progrès en matière de production de rayons X ainsi que de récepteurs sont encore à venir.
Définitions
Définitions médicales :
Apoptose :
processus par lequel des cellules déclenchent leur autodestruction en
réponse à un signal. Il sert normalement à éliminer les cellules «
usées ».
Cavité pelvienne : espace contenant la vessie, certains organes reproducteurs, une partie du gros intestin et le rectum.
Erythème : Terme
issu du grec éruthêma (rougeur de la peau), définissant la lésion
dermatologique la plus courante, caractérisé par une rougeur de la
peau, diffuse ou localisé. L’érythème s’efface par vitro pression
(exemple : application d’un verre de montre sur la rougeur).
Génome : c’est l'ensemble du matériel génétique d'un individu.
Inflammation : Symptômes : rougeurs, gonflements, sensation de chaleur, douleur semblant pulser, altération de l’organe touché
Les inflammations favorisent le développement de tumeurs et notamment de tumeurs cancéreuses.
Nécrose : (du Grec NEKROS, qui signifie mort)
Mort d’une cellule ou de cellules, la nécrose est la conséquence d’une grave inflammation, son issue peut être l’amputation.
Radiobiologie : étude de l’action des rayons X et des radiations ionisantes sur les tissus vivants. L’ionisation a une action importante sur las tissus vivants. Chez l’Homme, les doses utiles sont trop fortes et provoquent des anémies, leucémies et lésions de la peau. La radiobiologie permet de déterminer les doses des différentes radiations.
Radiodermite : lésion cutanée due à l’irradiation par les rayons X. Maladie qui touche le personnel radiologique malgré les précautions obligatoires et les malades traités par radiothérapie quand ils sont trop sensibles et que leurs zones cutanées sont séparées par des intervalles trop proches. Il existe deux cas de radiodermite :
_ Aiguë qui se manifeste par un érythème et des ulcérations douloureuses
_ Chronique qui peut être ulcéreuse et gagner les plans profonds.
Radiodiagnostic : application des rayons X au diagnostic des maladies.
Radiographie : utilisation de la propriété qu’ont les rayons X d’impressionner une pellicule sensible photographique pour former des « images » des corps traversés par ces rayons. Les rayons X traversent facilement les tissus mous mais sont arrêtés par les os, les dents… Les images de radiographie ou de radioscopie donnent une image nette des os mais floues des parties molles.
Radiologie : études des rayons X et de leurs applications.
Radio-immunisation : accoutumance d’un tissu aux radiations (rayons X, radioéléments), le rendant peu sensible à de nouvelles irradiations (on doit en tenir compte dans les applications de la radiothérapie).
Tomodensitométrie : Appareil radiologique particulier autorisant l’étude en différentes coupes du corps humain ou animal. La tomodensitométrie permet de mettre en évidences des malformations cérébrales touchant les artères et les veines, des hémorragies cérébrales et les ischémies (diminution de la vascularisation).
Ulcération : Lésion pathologique caractérisée par la perte de substance dermique, entraînant une plaie en profondeur pouvant toucher le derme et l’hypoderme.
Définitions physiques :
Anode ou anticathode : électrode positive, notamment utilisée dans les tubes de Crookes et de Coolidge.
Bremsstrahlung : de l’allemand bremsen : freinage et Strahlung : rayonnement, définit l’action de freinage effectué par les électrons lorsqu’ils arrivent à proximité de l’anode.
Cathode : électrode négative, notamment utilisées dans les tubes de Crookes et de Coolidge.
Le gray (symbole : Gy)
: unité correspondant à l’énergie absorbée par un milieu homogène d’une
masse d’un kilogramme lorsqu’il est exposé à un rayonnement ionisant
apportant une énergie d’un joule. D’où 1 Gy = 1 J/kg.
Platinocyanure de baryum : corps luminescent sous l'effet de rayons X, utilisé dans les revêtements d'écrans radiographiques.
Le Sievert (symbole: Sv) : unité la plus couramment utilisée pour exprimer la puissance d’un faisceau de rayons X. Nommée ainsi en hommage au physicien suédois Rolf Sievert, c’est une unité internationale. Elle correspond à des joules par kilogrammes ou des mètres carrés par secondes au carré.
Comparativement au gray, le Sievert tient compte de 2 facteurs supplémentaires : l’effet relatif au rayonnement considéré sur l’organe considéré par rapport à un rayonnement de référence.
Les doses réglementaires dans l’utilisation des rayons X s’expriment en milliSievert (mSv).
En moyenne tout le monde reçoit environs 2,4 mSv par an, du fait de la radioactivité présente naturellement dans notre environnement. Pour le personnel exposé, la dose réglementaire autorisée en France est de 20 mSv par an par personne et mensuellement de 1,5 mSv (Code du travail, Article R231-76). La dose limite autorisée pour les personnes, en France, aux rayons artificiels, est de 20mSv par an (Code de la santé publique, Article R1333-8).
Triboluminescence : phénomène optique dans lequel la lumière est engendrée par la cassure de liens asymétriques dans un cristal, quand ce matériau est gratté, cassé ou frotté.
IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) :
C’est un établissement public français qui réalise des recherches, des expertises et des travaux dans les domaines de la sûreté nucléaire, de la protection contre les rayonnements ionisants, du contrôle et de la protection des matières nucléaires, et de la protection contre les actes de malveillance.
UNSCEAR : United Nations Scientific Comittee on the Effects of Atomic Radiation.
CIPR : (Comission Internationale de Protection contre les Radiations) :
Créée en 1928, d’abord sous le nom de IRRPC (International X-Ray and Radium Protection Comittee) elle réunie des professionnels de tous les pays, apporte son expertise aux demandeurs, effectue des études, et publie des communiqués de recommandations à l’intention des utilisateurs .
Historique général
1895 :
• 8 novembre : découverte des rayons X par Wilhem Conrad Röntgen.
• 22 novembre : première radiographie réalisée sur la main de Mme Röntgen.
• 28 décembre : Röntgen rend publique sa découverte par un article intitulé « Über eine neue Art von Strahlen » (« à propos d’une nouvelle sorte de rayonnement »)
1896 :
• mars : premiers usages médicaux des rayons X.
• juin : Edison met au point le fluoroscope qui permet de voir directement à travers le corps.
• novembre : premier article sur les méfaits des rayons X, un jeune homme témoigne.
• Les rayons X deviennent un phénomène de mode, on les utilise dans les foires, les vendeurs de chaussures proposent des radiographies du pied pour un meilleur choix de chaussures, tout le monde peut se faire radiographier.
1897 :
• Antoine Béclère, pédiatre et clinicien, crée le premier Laboratoire Hospitalier de Radiologie.
• Mort d’Henry Simon, photographe chargé des radiographies au Laboratoire Hospitalier de Radiologie. Il décède des suites d’un cancer généralisé lié a de trop nombreuses expositions aux rayons X. C’est le premier homme qui décède, victime des rayons X.
• premières utilisations des rayons X par les douanes, un moyen de fouille rapidement abandonné face aux dégâts que causent les rayons X sur la santé.
• La radiographie est enseignée dans la majorité des facultés européennes.
1899 :
• John Denis, un journaliste new-yorkais, lance une campagne en faveur d’une licence pour les radiologues, et avertit du danger des rayons X.
1901 :
• Röntgen reçoit le prix Nobel de physique.
1902 :
• Première norme limitant l’intensité des rayonnements à 0,1 gray par jour, soit 30 gray par an. Elle ne s’intéressait pas aux effets biologiques mais à la sensibilité du détecteur.
1904 :
• février : les médecins découvrent que les rayons X permettent de détecter une infection pulmonaire (la tuberculose).
• Début des protections, apparition de gants, de tabliers et de protections de plombs, elles sont très peu utilisées à l’époque.
• Décès de l’assistant d’Edison des suites de complications d’une radiodermite aiguë.
• William Rollins, dentiste et Docteur à Harvard, publie des articles mettant en garde contre les dangers des rayons X et recommande aux radiologues d’être prudents avec leurs patients, en particuliers avec les femmes enceintes.
1906 :
• Loi Bergonié et Tribondeau : les rayons X agissent avec d’autant plus d’intensité sur les cellules que l’activité reproductrice de ces cellules est grande, et que leur morphologie et leurs fonctions sont moins définitivement fixées.
1913 : La société des radiologues allemands publie les premières règles sur la protection volontaire dans le domaine de la radiologie.
1914 :
• Invention du tube à rayons X dit tube de Coolidge, par William Coolidge (tube de Crookes de 1879 modernisé).
1914-1918 :
• usage massif et sans aucune protection des rayons X.
1921 :
• Stanley Melville, pionnier des rayons X mais également victime, propose la création en Angleterre du « British X-Ray and Radium Protection Comittee »
1925 :
• Premier « Congrès International de la Radiologie » à Londres, il met en place une commission internationale de protection. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Italie, la Suède, la France et l’Allemagne y adhèrent. La commission porte sur les rayons X et les rayons ionisants.
1928 :
• Création de l’ « International X-Ray and Radium Protection Comittee », qui devient ensuite la Commission Internationale de Protection contre les radiations (CIPR). Elle réunie des professionnels de tous les pays et apporte son expertise aux demandeurs.
1931 :
• Gioacchino Failla et le botaniste P.S. Henshaw font une étude pour comparer l’efficacité des rayons X et des rayons Gamma.
1934 :
• Rapport Colwell et Russ sur le décès de plus de 200 radiologues suite à des cancers induits pas les rayonnements X.
1936 :
• Le professeur allemand Hans Meyer, inaugure un monument à la mémoire des victimes des radiations, à proximité du Pavillon Röntgen de l’hôpital St-George, à Hambourg. (Le nom de plus de 160 victimes y figure.)
1946 :
• Hermann Joseph Muller, généticien, reçoit le prix Nobel de médecine pour « la découverte de la production des mutations par les rayons X ».
1949 :
• La CIPR conclut qu’il n’y a pas de dose seuile pour le cancer induit par le rayonnement X et l’optimisation de toutes les expositions est fondamentale.
1955 :
• L’ONU crée l’UNSCEAR qui réunit les scientifiques de 21 pays qui sont chargés d’évaluer les niveaux et les effets de l’exposition aux rayonnements ionisants et leurs conséquences biologiques, sanitaires et environnementales.
1957 :
• L’EURATOM (ou CEEA : Communauté Européenne de l’Energie Atomique) est crée en même temps que le traité de Rome, il est chargé de fixer les normes d’utilisation dans le domaine médical.
1958 :
• Alice Stewart rapporte que l’exposition aux rayons X à « faible dose » aux femmes enceintes peut causer la leucémie de leur enfant. Cette déclaration n’est généralement pas acceptée avant 1970.
1977 :
• La CIPR actualise ses recommandations sur la radioprotection et établit le lien entre la dose limite et le risque.
1988 :
• Le Royaume-Unis adopte une loi règlementant les doses de rayonnements appliquées aux patients.
1989-2006 :
• Surirradiations des patients de l’hôpital d’Epinal, à cause de mauvais dosages de rayons X, (5500 personnes atteintes et 5 morts).
1990 :
• La CIPR alerte dans sa publication n°60 que le risque de cancer induit par les rayonnements est 4 à5 fois supérieur à ce qui avait été estimé en 1977, et réduit donc la dose limite.
1990-1997 :
• Le NRPB (National Radiological Protection Board) informe que 20% des rayons X médicaux sont cliniquement superflus, que 50% des doses appliquées aux patients pourraient être évitées, et que les doses individuelles pour les même rayons X peuvent variées jusqu’à 100 fois pour différents hôpitaux.
1997 :
• La directive européenne sur le rayonnement ionisant basé sur la publication n°60 de la CIPR sera obligatoire pour les états membres.
2003 :
• Cette directive retranscrite, pour ce qui concerne l’aspect médical, en droit français à travers le décret n° 2003-270 du 24 mars 2003 relatif à la protection des personnes exposées à des rayonnements ionisants à des fins médicales et médico-légales et modifiant le code de la santé publique.
2008 :
• Mort d'un chauffeur malien, passé aux rayons X en même temps que son camion lors d'un contrôle au poste frontière de Koury.
Créer des rayons X avec du ruban adhésif
Réaliser une radiographie en déroulant un ruban adhésif est possible, une équipe de chercheurs californiens ont réussi cet exploit.
La découverte de Seth Putterman, Carlos G. Camara, Juan V. Escobar et Jonathan R. Hird de l’université de Californie (Ucla) semble être du à la fusion froide. Il s’agit de généré des rayons X en déroulant un ruban adhésif.
Les photons des rayons X sont beaucoup plus énergétiques que ceux du domaine visible, une pareille émission parait donc impossible. Pourtant l’émission de lumière visible par un ruban adhésif en train d’être décollé était déjà connue en 1939, mais personne ne s’était penché sur la publication des physiciens russes ayant découvert ce phénomène. Ce scepticisme n’est pas étonnant car dans les appareils de radiologie classiques, il faut bombarder les atomes avec des faisceaux d’électrons très énergétiques pour générer un spectre continu de rayons X, par freinage des électrons par les noyaux d’atomes lourds, comme ceux du platine.
En principe, l’action de décollé un ruban adhésif ne devrait pas intervenir à l’échelle des molécules et des couches électronique externes des atomes, sans que les couches internes ne soient affectées. On s’attend donc, s’il y a un rayonnement, à l’observer au mieux dans le domaine visible. Pourtant comme ils l’expliquent dans Nature, les chercheurs ont mesuré une série de flashes d’environs 300.000 à 1.000.000 de photons X émis par nanoseconde, soit une intensité suffisante pour de l’imagerie médicale. Il est donc possible d’obtenir la radiographie d’un doigt à partir d’un ruban adhésif. Les chercheurs ne comprennent pas très bien ce qu’il se passe, si ce n’est qu’une séparation de charges doit probablement intervenir lorsqu’on déroule le ruban. Il se produirait des sortes de flashes générant des rayons X.
Néanmoins, pour faire de l’imagerie médicale, le décollage du ruban doit se faire sous vide, sinon le phénomène ne se produit pas. Cela reste un moyen particulièrement pratique et extrêmement peu coûteux de créer des rayons X. Les chercheurs se penchent actuellement, sur les applications possibles de ce phénomène.

Les appareils modernes
Appareil radiographique :
À partir de l'anode, les rayons X traversent un collimateur (appareil servant à concentrer les rayons vers un organe précis) qui élimine les radiations inutiles. Les rayons traversent les tissus du patient et ressortent de l'autre côté pour frapper un film ou un écran fluorescent. Une image radiographique est alors obtenue.
Le scanner appelé aussi IRM (Image à Résonance Magnétique nucléaire):
Il a le même principe que les appareils de radiographies mais il produit une coupe du corps humain. Les images sont obtenues à partir d’un tube de rayon X qui émet des faisceaux perpendiculairement au grand axe du corps. Ces faisceaux sont repris par des détecteurs qui mesurent la différence d’absorption du rayonnement avant d’avoir traversé me corps et après l’avoir traversé. Un champ magnétique statique constant nécessaire à la production de rayonnement est produit grâce à un aimant. Plus le champ est uniforme et puissant, plus la qualité des images IRM est bonne.
Scanner signifie en anglais « balayer ». En effet le complexe tube/détecteur tourne pour chaque coupe de 360° autour de l’axe du corps. Il permet une mesure précise des organes. Le scanner utilise aujourd’hui des doses plus fortes qu’une simple radiographie, il est donc plus dangereux. Il y a 40 ans, le scanner en utilisait de plus faibles, les progrès dans ce type de radiographie par rapport aux détecteurs ne sont pas encore important.
Il est plus particulièrement utilisé pour les maladies qui entraînent un changement de densité et de taille d’un organe.
L’utilisation de l’IRM doit être réfléchie, la dose utilisée étant conséquente. La région de l’organe étudié est minutieusement définie et précise, et les hypothèses sur le potentiel problème très clairement énoncées.
Le patient n’est pas enfermé dans le scanner, il ne doit donc pas avoir de problème pour les claustrophobes, cependant, les enfants agités et des personnes anxieuses peuvent avoir des difficultés à passer ces examens. Bien sûr les femmes enceintes ne peuvent passer de scanner, de même que les individus étant allergiques à l’iode ou ayant une insuffisance de fonctionnement d’un organe.
Le scanner dure au maximum 30 minutes et le patient doit rester coucher durant toute la durée de la radiographie. La seule précaution que l’on doit prendre est de ne pas garder d’objet métallique sur soit, on n’a pas toujours besoin d’être à jeun et de ne pas avoir fumé. Pourtant, il arrive, par exemple lors d’une IRM de l’abdomen, que le patient doive boire une boisson adaptée à son cas (eau pure, eau contenant un produit opaque ou produit opaque à faible concentration de baryum). La préparation digestive peut durer de 10 minutes à 2 heures, la quantité à boire varie entre un demi-litre et 2 litres. La vessie doit être vidée 30 à 40 minutes avant le début de l’étude. On a aussi souvent recours à une injection de produit de contraste par voie veineuse au niveau du bras lors d’une IRM, et l’aiguille est laissée jusqu’à la fin de l’examen. Les médecins peuvent aussi effectuer une injection de produit de contraste au niveau de la région étudiée avant l’examen.
Durant la radiographie, un bruit de marteau piqueur résonne dans l’enceinte de la machine, on dispose alors parfois d’un casque avec de la musique.
Attention, scanner ne veut pas toujours dire qu’il y a cancer. Et il reste un équipement lourd et cher, bien que la fréquence de son utilisation permette au final de faire beaucoup d’économie.
L'état actuel des choses.
Aujourd’hui encore malgré les mises en gardes, les normes d’utilisations et les protections misent en place, de multiples accidents, liés au manque de vigilance surviennent et cause la mort de nombreuses personnes. On peut citer le cas du chauffeur malien, particulièrement violent (voir ci-dessus) ; le scandale des surirradiations de l’hôpital d’Epinal : 5500 personnes contaminées, dont des victimes gravement atteintes et 5 morts, à cause de mauvais réglages de dose de rayons X.
Nouvelles utilisations en médecine
Mammographie :
Une utilisation en radiographie actuelle fait néanmoins polémique dans le milieu médical : c’est la mammographie. Elle consiste à dépister les hypothétiques cancers du sein à l’aide d’une radiographie. Or, comme tous les dépistages, le sujet n’est pas atteint de la maladie lorsqu’il passe le test. Le principe de justification est alors faussé, car le dépistage devrait être alors donné à plus de la moitié de la population. Certes, la dose utilisée lors de la radiographie est moindre, mais l’on doit toujours limiter au maximum le rayonnement quand on le peut. De plus, on conseille aux femmes de plus de 50 ans d’effectuer une mammographie tous les deux ans jusqu’à 74 ans, la fréquence de radiations est donc non négligeable par rapport au bénéfice de la radiographie. De plus, repérer une petite tumeur non-opérable encore, inquiète plus la ou le patient, alors que celle-ci ne contractera peut-être jamais un cancer. Tout dépend si l’on « préfère prévenir que guérir », ou si l’on souhaite optimiser le rayonnement.
La radiothérapie :
On peut utiliser la radiothérapie à faible dose comme anti-inflammatoire dans les traitements de certaines cicatrices pathologiques, elle est cependant plus indiquée pour traiter les cancers. Elle consiste dans ce cas à détruire les cellules cancéreuses grâce à la radioactivité. On dirige des rayons de très haute énergie de manière ciblée sur la tumeur grâce à un appareil accélérateur de particules. Ces rayons peuvent des rayons gamma ou un faisceau d’électrons, utilisant des électrons, des protons, ou des neutrons, qui atteignent les tissus profonds, après avoir traversé la peau et les tissus superficiels. Ils touchent le génome des cellules cancéreuses, et entraînent la mort de ces cellules, empêchant ainsi leur division.
On doit donc déterminer une dose de rayonnement externe suffisamment grande pour détruire les cellules cancéreuses, mais assez faibles pour que les effets secondaires ne soient pas trop destructeurs. C’est ce qu’on appelle la dosimétrie, elle est effectuée par des médecins et des physiciens. Le compromis médical est d’autant plus délicat que des cellules saines sont aussi atteintes lors du rayonnement.
On utilise la radiothérapie plutôt que la chimiothérapie (traitement avec médicaments) pour les cancers d’organes profonds, (pancréas et rectum), après avoir éloigné les organes voisins lord d’une opération, ainsi que pour les cancers cutanés (on utilise alors des appareils de faible énergie). Elle remplace aussi l’ablation, celle du sein, du larynx ou anorectale.
Ce traitement est donnés à la majorité des patients atteints d’un cancer et peut durer des semaines, parfois des mois, à raison de plusieurs séances par semaine, une séance durant quelques minutes.
Les premières techniques modernes de radiothérapies firent leur apparition à partir de 1950, délaissant les appareils à rayons X classiques, à basse énergie et à radioéléments naturels. Les progrès, qui ont été réalisés pendant ces 15 dernières années en informatique ainsi qu’en imagerie médicale en trois dimensions permettent de limiter et cibler le rayonnement externe sur la zone malade, ce dernier ne touche donc pas les organes voisins.
Les appareils accélérateurs de particules peuvent être soit
Linéaires : ils produisent des électrons, actifs en superficie et indiqués dans le traitement des tumeurs superficielles, ou des rayons X de haute énergie, pénétrant très profondément sous la peau et adaptés au traitement des cancers profonds du thorax ou de l'abdomen.
Cyclotrons : qui produisent des neutrons ou des protons, est réservée à des cancers rares et de traitement délicat (mélanome de l'œil, sarcome de la base du crâne).
La bombe au cobalt : contenant du cobalt 60 qui émet des rayons gamma traitant les tissus profonds, mais épargnant la peau, elle est souvent utilisée pour le traitement des cancers de la tête et du cou, du sein et des membres.
Effets secondaires :
Les réactions précoces sont réversibles en quelques semaines : radiodermite aiguë (rougeur cutanée, dépilation), radiomucite aiguë (rougeur des muqueuses et douleurs buccales), hypoplasie médullaire (destruction des cellules sanguines de la moelle osseuse).
Des réactions tardives se produisent parfois après plusieurs années, elles sont moins aisément réversibles : radiodermite chronique (peau fine, sèche, couperosée), fibrose pulmonaire (envahissement des poumons par du tissu fibreux), retard de croissance chez l'enfant, apparition d'autres cancers, troubles génitaux (ménopause précoce, stérilité), anomalies des gamètes qui peuvent êtres transmissibles à la descendance.
La prévention repose sur les précautions techniques : dose de rayonnement et volume corporel irradié les plus faibles possible, diminution de la dose administrée par séance avec augmentation du nombre de celles-ci et médication préventive.
Les nouvelles utilisations dues au progrès.
DOUANES :
Le scanner à rayons X mobile
Les douanes françaises sont à présent équipées de scanners mobiles permettant une fouille rapide des transports, moins de 5 minutes. Ainsi, en 2007, les douaniers de Chalôn sur Saône, ont interceptés en une semaine 2 cargaisons de cigarettes de contrebandes, plus d’une dizaines de tonnes en tout, dans des camions chargés de transport de carottes, d’épinards et de poissons congelés entre Espagne et l’Irlande. Le scanner à également permis la saisie de 250 bouteilles d’alcool de contrebande dans un camion voyageant de l’Italie à la Belgique la même semaine. Le scanner à rayons X est un moyen particulièrement efficace de lutter contre l’économie souterraine, sans retarder trop les échanges commerciaux.
Radiographies des "mules" dans les aéroports.
La police de frontière utilise aussi la radiographie très exceptionnellement, dès lors qu'un passager est déclaré positif au détecteur de particules, ainsi qu'au test d'urine. La radiographie intervient en dernière étape, pour savoir si ce passager transporte des gélules de cocaïne dans ses intestins (individu qu'on appelle "mule" dans le jargon douaniers).
Le scanner à rayons X, un système de sécurité trop intrusif ?
Depuis peu l’aéroport de Manchester à acquis des scanners à rayons x (scanner Rapiscan Secure 1000) donnant lieu un contrôle plus précis des passagers puisqu’il permet de voir directement sous les vêtements des voyageurs. Le passage devant les scanners peut être refusé par les passagers à cause du manque d’intimité qu’il propose, mais ils passeront alors devant les habituels détecteurs de métaux. Plusieurs plaintes avaient été énoncées à l’encontre du nouveau système de sécurité de l’aéroport, les plaignants affirment que c’est une atteinte à intimité, et du voyeurisme car les douaniers ont accès aux images des scanners, images qui dévoilent le corps humain dans son intégralité et parfois des objets légaux que les passagers préfèreraient sans doute garder secret comme les piercings situés dans des parties intimes du corps ou encore des implants mammaires ou des prothèses. De plus selon le docteur Burnett, radiologue londonien, il est « illégal d’exposer les gens à n’importe quel niveau de radiation sans justification médicale », elle affirme également que des effets négatifs peuvent être à craindre sur les femmes enceintes. De leur coté, les douaniers affirmer que les images issues des scanners ne sont visionnées que par une personne, et détruites rapidement, et que les scanners permettent un embarquement plus rapide car les passagers n’ont plus à quitter leur manteau et leur ceinture pour être contrôlés

LES RAYONS X DANS LA RECHERCHE HISTORIQUE :
L’utilisation des rayons X pour découvrir les secrets les mieux gardés de l’art à ses limites, en effet s’ils ont permis de découvrir la présence d’un visage peint en dessous d’un tableau de Van Gogh ou de découvrir qu’une momie du British Museum dont on pensait depuis un siècle comme appartenant à une fille à cause des ornements fleuris de son sarcophage, c’est révélé être en réalité la momie d’un jeune garçon. Mais les rayons X ne proposent qu’une vision floue des secrets et depuis peu les chercheurs utilisent les dernières techniques de spectrométrie de fluorescence X, une version évoluée des rayons X.